J'ai assisté aux séquences d'ouverture de l'AI Summit Barcelona, qui a réuni les 22 et 23 septembre au World Trade Center de Barcelone des acteurs de tout l'écosystème européen de l'intelligence artificielle, avec plus de 200 intervenants, notamment issus d'Anthropic, OpenAI, Google, NVIDIA, Microsoft ou Cloudflare.
Quel chemin parcouru en un an : de près de 1 000 participants lors de la première édition en 2025, le sommet est passé à plus de 10 000 participants annoncés cette année. Bravo à Guillaume Rostand, Français de Barcelone et ancien président de la French Tech Barcelona, ainsi qu'à toute son équipe.

Au-delà des innovations présentées, ces échanges rappellent que la question n'est plus seulement de savoir ce que l'IA peut faire, mais dans quelles conditions nous souhaitons l'utiliser : avec quel contrôle humain, quelle transparence, quelle responsabilité et quelle vigilance face aux biais et aux risques. C'est dans cette optique que la Generalitat de Catalogne a présenté son ambitieux programme de soutien à l'innovation et au déploiement de l'IA. J'ai notamment pu échanger avec Julia Hernández, membre fondatrice de l'équipe Applied AI d'Anthropic en Espagne.
Ces transformations concernent aussi le Parlement : avec mes collègues, nous sommes de plus en plus amenés à nous former aux usages de l'IA pour en comprendre les possibilités comme les limites. Elles rejoignent enfin l'un des combats que je mène à l'Assemblée nationale, celui de la neurodiversité. L'intelligence artificielle peut en effet constituer un véritable outil d'appui pour certains profils neurodivergents, pour organiser l'information, reformuler un contenu ou adapter des supports. L'enjeu est de construire une IA responsable, accessible et réellement utile aux personnes, sans perdre de vue la place du contrôle humain.
