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Violences du 17 octobre en France : rétablir l’ordre et entendre les attentes légitimes

Après ce week-end de violences, je veux revenir sur ce que nous avons vécu.

Les manifestations ont toute leur place dans notre démocratie, les violences non. Je condamne avec la plus grande fermeté les violences et les pillages survenus à Paris et dans de nombreuses villes de France. Ma solidarité va à nos maires, dont plusieurs ont vu leur mairie prise pour cible, ainsi qu’à nos policiers et gendarmes, en première ligne pour protéger les habitants, les équipements publics et les commerces. Mon respect va aussi aux très nombreux Français qui ont exprimé pacifiquement leurs revendications.

Depuis l’Espagne, le Portugal, Andorre ou Monaco, nos compatriotes ont suivi ces images avec inquiétude, et je mesure combien elles abîment l’image de notre pays. Je regrette que les extrêmes instrumentalisent ces événements et soufflent sur les braises au lieu d’appeler au calme.

La priorité est désormais de rétablir l’ordre, car les Français ne veulent pas d’une nouvelle nuit d’émeutes. Les forces de l’ordre doivent se concentrer sur la protection des personnes et des biens, et tous les moyens doivent être mobilisés, y compris l’état d’urgence si nécessaire. Les casseurs, les pilleurs et les personnes radicalisées portent la première responsabilité. Ils doivent être identifiés et jugés rapidement, et qui casse doit réparer, y compris en payant les marchandises volées. L’ampleur de ces violences a aussi dépassé ce qui avait été anticipé. Nous devrons comprendre pourquoi et en tirer vite les leçons, pour que nos forces de l’ordre disposent toujours des informations et des moyens nécessaires.

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Je pense particulièrement aux commerçants et aux entrepreneurs qui ont vu leur boutique vandalisée ou pillée, souvent après des années de travail. Derrière chaque vitrine brisée, il y a des salariés, une activité locale et la vie d’un quartier. Nous devons être à leurs côtés, et les mesures de soutien du gouvernement devront permettre une reconstruction rapide et une prise en charge efficace par les assurances.

Mais la réponse ne peut pas être seulement sécuritaire. Celles et ceux qui ont manifesté dans le calme, notamment nos jeunes, attendent des réponses. Il faut les écouter et les associer à la construction de solutions. 

L’État de droit et l’autorité républicaine ne se négocient pas, la prise en compte des revendications légitimes non plus.