Baisser notre contribution au budget européen, c’est affaiblir la France. J’ai défendu dans l’hémicycle l’article 55 du projet de loi de finances pour 2027, en tant que députée des Françaises et des Français de l’étranger, qui font vivre l’Europe au quotidien en y étudiant, en y travaillant et en y entreprenant.En 2027, la France versera 30,9 milliards d’euros à l’Union. Ce n’est pas une charge, mais un investissement, car notre pays est le premier bénéficiaire en volume du budget européen :
→ 16,4 milliards d’euros reviennent chaque année dans nos territoires
→ environ 300 000 agriculteurs sont soutenus par la PAC
→ environ 150 000 étudiants partent en Erasmus
→ 55 % de nos exportations sont destinées au marché unique, dont le gain annuel pour la France est estimé entre 80 et 200 milliards d’eurosCe budget finance aussi le soutien à l’Ukraine, nos technologies stratégiques et notre industrie de défense.
🚨Le RN voulait retirer 11 milliards d’euros dès 2027, LFI jusqu’à 5 milliards. Réduire seuls notre contribution, c’est rompre avec nos partenaires et mettre en danger la PAC. Une baisse se négocie à 27, elle ne s’impose pas. Leurs amendements ont été rejetés, et l’article 55, que j’ai porté au nom du groupe Ensemble pour la République, a été adopté. Ne pas le voter aurait été, comme l’a rappelé Benjamin Haddad, un « Brexit en version sous-titrée ».
Nous resterons exigeants pour la négociation du prochain cadre financier pluriannuel. Il faudra concentrer les financements là où l’Europe apporte le plus de valeur ajoutée, et trouver de nouvelles ressources propres.
Je crois en une Europe qui protège, qui investit et qui innove.