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Ne fragilisons pas la French Tech à l’étranger

La French Tech à l’étranger, je la vois à l’œuvre toutes les semaines dans ma circonscription. C’est pourquoi je partage pleinement le message de mon collègue Vincent Caure. Avec mes collègues députés des Français de l’étranger, j’ai cosigné l’amendement au projet de loi de finances pour 2027 qui vise à rétablir les crédits de la Mission French Tech, ainsi que le courrier adressé au Premier ministre.

Faire passer ces crédits de 6,8 à 1,8 million d’euros reviendrait à mettre fin au soutien de l’État aux Capitales et Communautés French Tech, en France comme à l’étranger. En tant qu’ancienne directrice financière, je sais qu’une économie se juge autant à ce qu’elle rapporte qu’à ce qu’elle coûte. Celle-ci nous coûterait bien plus cher qu’elle ne nous ferait gagner.

En Espagne et au Portugal, les communautés French Tech reposent sur des entrepreneurs bénévoles. Ils donnent de leur temps pour ouvrir des portes à nos start-up, les mettre en relation avec des investisseurs et des clients, et faire rayonner l’innovation française. Avec très peu de moyens, ils obtiennent des résultats concrets.

L’incertitude produit déjà ses effets. En Espagne, des projets destinés à faire connaître nos start-up sont aujourd’hui fragilisés, faute de visibilité sur les financements. Si ce soutien disparaît, ce sont aussi les projets de demain qui ne verront pas le jour, et des opportunités que d’autres pays saisiront à notre place.

Nos compatriotes entrepreneurs à l’étranger sont de véritables ambassadeurs économiques de la France. On ne redresse pas durablement nos comptes en affaiblissant ce qui crée de la croissance et de l’influence. Aux côtés de mes collègues députés des Français de l’étranger, je soutiendrai ces crédits lors de l’examen de la mission Économie.

Retrouvez ci-dessous le courrier adressé au Premier ministre à l’initiative de Vincent Caure, que j’ai cosigné avec mes collègues députés des Français de l’étranger.

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