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Mieux mesurer l’eau pour mieux la partager

Comment partager équitablement l’eau si nous ne savons pas précisément combien chaque usage en prélève ? Alors que 72 départements sont encore soumis à des restrictions d’eau, Le Monde souligne le manque de données fiables sur les prélèvements, notamment agricoles.

Lors des débats sur le projet de loi d’urgence agricole, dont j’étais rapporteure pour le volet eau, j’ai défendu deux avancées sur ce sujet.

La première concerne la transparence des prélèvements agricoles. J’ai fait adopter un amendement qui oblige les organismes uniques de gestion collective (OUGC) à publier leur stratégie d’irrigation. Ils devront aussi publier chaque année un bilan des volumes réellement prélevés par rapport aux volumes autorisés. Cette disposition figure désormais dans la loi.

La télérelève a en revanche été écartée du texte, alors que j’avais défendu son intérêt dans l’hémicycle. En Espagne comme au Portugal, les agriculteurs l’utilisent déjà pour suivre leur consommation, détecter les fuites, optimiser leur irrigation et économiser l’eau. La télérelève n’est pas seulement un instrument de contrôle. C’est aussi un outil au service de la performance agricole, dont le déploiement doit s’accompagner d’un soutien financier et technique.

Au-delà des exploitations, la question est plus large. Comment anticiper les pénuries et arbitrer entre les besoins agricoles, industriels, domestiques et environnementaux sans connaître les prélèvements en temps réel ?

Mieux mesurer l’eau, c’est permettre de mieux l’économiser et de mieux la partager.

Retrouvez l’article du Monde ci-dessous.