À Madrid, j'ai accompagné Jean-Pierre Farandou, ministre du Travail, au sein de la délégation française venue échanger avec Yolanda Díaz, vice-présidente et ministre espagnole du Travail, ainsi qu'avec les partenaires sociaux français et espagnols.
L'enjeu : protéger les salariés face aux fortes chaleurs tout en maintenant l'activité.
Face à des épisodes de chaleur de plus en plus fréquents, l'Espagne dispose déjà de plusieurs outils : adaptation des horaires, journée continue permettant de travailler davantage le matin, protocoles déclenchés selon les alertes météorologiques, ou encore possibilité d'interrompre certaines activités lorsque les conditions présentent un risque. Elle a également instauré un congé climatique rémunéré pouvant aller jusqu'à quatre jours lors d'épisodes météorologiques graves, et impose depuis les années 1990 une température comprise entre 17 et 27 degrés dans les bureaux.

Sur le chantier de la gare d'Atocha, particulièrement exposé à la chaleur, puis dans l'entrepôt de la Fnac à Rivas, nous avons pu observer concrètement comment le secteur de la construction et une entreprise de logistique adaptent les postes, les horaires et l'organisation du travail pendant les périodes les plus chaudes.
Ces échanges nourriront les travaux engagés en France. Jean-Pierre Farandou souhaite désormais définir un cadre national, puis travailler avec les branches professionnelles sur les adaptations à mettre en œuvre.


En tant que députée des Français établis en Espagne, je mesure tout l'intérêt de ces échanges entre nos deux pays : regarder ce qui fonctionne chez nos voisins pour faire progresser nos propres politiques publiques.