Un grand merci à toutes celles et à tous ceux qui sont venus participer au café-bistrot que j'ai animé le mercredi 23 septembre au Comptoir du Panthéon, dans le 5e arrondissement de Paris, co-organisé avec Pauline Le Brigand. Élèves, étudiants, parents, enseignants : vos témoignages, très différents les uns des autres, ont donné lieu à des échanges particulièrement riches et constructifs.
Au cœur de la soirée nous avons parlé de l'école et l'enseignement supérieur inclusifs, avec un regard particulier sur la neurodiversité. L'inclusion ne se limite pas au handicap. C'est une école qui fait réussir l'élève qui arrive sans parler la langue, celui dont les parents n'ont pas fait d'études, celle qui subit le harcèlement, ou celui qui ne correspond pas au cadre attendu.


C'est particulièrement vrai pour les enfants neurodivergents, autistes sans déficience intellectuelle, avec un TDAH, des troubles dys ou un haut potentiel. Souvent brillants, ils sont parfois pris pour des distraits ou des paresseux, alors que quelques adaptations simples peuvent tout changer. Les filles restent les grandes oubliées, car elles masquent et compensent davantage, au prix d'un coût psychique important.
J'ai pu présenter le travail que je mène sur ce sujet au Parlement, notamment pour que les élèves des lycées français de l'étranger ne passent plus les épreuves anticipées du bac sur une seule journée, ce qui pénalise d'abord ceux qui bénéficient d'aménagements, ainsi que la proposition de mission parlementaire sur l'insertion professionnelle des personnes neurodivergentes que je porte avec ma collègue Audrey Abadie-Amiel.


Ma conviction est qu'il faut passer de la compensation à l'accessibilité, comme l'a fait le Portugal en scolarisant tous les élèves dans la même école, avec des équipes pluridisciplinaires en appui des enseignants. L'enjeu n'est pas de construire une école différente pour chaque élève, mais une école assez souple pour que chacun y réussisse.
Merci enfin au Comptoir du Panthéon pour son accueil.