Ce vendredi matin, j’étais invitée en direct sur Antena 3 pour réagir, en espagnol, aux manifestations du 17 octobre en France. Elles ont été marquées par des violences et des pillages dans plusieurs grandes villes, à la veille d’une nouvelle mobilisation nationale.
Il faut d’abord distinguer deux choses très différentes. D’un côté, des centaines de milliers de Français ont manifesté pacifiquement, inquiets pour leur pouvoir d’achat ou pour demander plus de moyens pour l’éducation. De l’autre, des individus violents ont profité de ces mobilisations pour casser et voler. Les premiers responsables des violences, ce sont eux.
Ces groupes parasitent les mobilisations. Ils s’organisent sur les réseaux sociaux et, grâce à des vidéos diffusées en direct, attirent des pillards qui n’étaient même pas dans le cortège. Les leçons du week-end dernier ont été tirées, et le dispositif de sécurité de ce samedi doit permettre d’y répondre.
La France n’est d’ailleurs pas un cas isolé. La Belgique et l’Italie ont connu le même schéma, avec des manifestations pacifiques suivies de l’irruption de groupes violents.
Nous ne devons pas apprendre à vivre avec ce climat. Une réponse sécuritaire ne suffit pas. Il faut aussi entendre les préoccupations de celles et ceux qui manifestent dans le calme, et y apporter une réponse politique.
Vous pouvez retrouver mon intervention complète, en espagnol, ci-dessous :