Combat pour la sincérité des comptes publics
Voilà une autre première bataille remportée suite à mes engagements de campagne!
Lors de la session des Questions au Gouvernement (QAG), le 21 octobre, j'ai interpelé notre ministre chargée des comptes publics de France, Madame Amélie de Montchalin, sur le manque de transparence de nos comptes publics concernant le déficit du régime de retraites des fonctionnaires. Cela n'est pas qu'un problème théorique pour nous les Françaises et Français de l'étranger car les normes comptables en vigueur ont pour conséquence de plomber l'équilibre financier de l'AEFE, l'agence d'Etat qui gère nos lycées français à travers le monde, et de remettre en cause la pérennité du réseau.
L'engagement pris par la ministre d'enfin modifier les conventions comptables en vue de rendre visibles les déficits permettra un débat public plus éclairé et nous donnera des arguments pour défendre nos lycées, les parents d'élèves et tous leurs employés lors des réformes à venir.
À l'occasion du débat budgétaire, j'ai proposé un amendement à la Ministre du budget quant à la sincérité de la répartition du déficit public entre les administrations centrales (l'État et ses ministères), les collectivités locales, et l'ensemble Sécurité Sociale + Retraites.
Amélie de Montchalin a répondu en confirmant le manque de transparence de nos comptes publics.
- Ses mots résonnent encore dans ľ'hémicycle : "
🟢 "Vision beaucoup plus honnête"
🟢 "Rendre compte de manière transparente"
Après des décennies de déni, avec la complicité passive de la Cour des comptes et du Comité d'orientation des retraites (COR), le Gouvernement a reconnu que les chiffres officiels dissimulent la réalité de nos déficits plus qu'ils ne la révèlent, et surévalue la part de ces déficits totaux de 4,6% qui relèvent de l'administration centrale (publié à 4,5% alors qu'en réalité elle s'élève à 1,6%), tout en minimisant celle qui relève des prestations sociales (qui contribuent en réalité au déficit à hauteur de 2,2% plutôt qu'un excédent apparent de 0,2%).
Les subventions déguisées en surcotisations retraites prélevées sur les budgets des ministères en sont en grande partie responsables. Il reste encore un long chemin jusqu'à la transparence réelle et complète, mais la porte est désormais ouverte et je poursuivrai ce combat.

